Logo préfècture région
DRIEE   Ile-de-France
Direction Régionale et Interdépartementale de l’Environnement et de l’Énergie

Bassin Seine-Normandie : 8 % de cours d’eau en bon état en plus

publié le 16 décembre 2019

L’état des lieux 2019 de l’agence de l’eau Seine-Normandie a été approuvé, le 4 décembre dernier, à l’unanimité, par le comité de bassin Seine-Normandie.
Patricia Blanc, directrice générale de l’agence de l’eau Seine-Normandie en présente le principal résultat : « à indicateurs constants, le nombre de cours d’eau en bon état écologique a augmenté de 8 %. C’est la preuve que les efforts paient là où ils sont menés sur les territoires, notamment sur la réduction des macro-polluants, sur la restauration de l’hydromorphologie des rivières ou la modernisation des systèmes d’épuration », précise-t-elle.

1000 km de cours d’eau accessibles au saumon de l’ Atlantique

On constate des progrès depuis le précédent état des lieux réalisé en 2013. Ainsi, tandis que le PIB du bassin augmentait de 7,6 %, le nombre de cours d’eau dégradés baissait de 5 %. Ces progrès sont le fruit de l’implication de l’ensemble des acteurs pour réduire les pressions produites par l’activité humaine (polluants, prélèvements, modifications physiques des cours d’eau ou du littoral).
32 % des cours d’eau du bassin sont en bon état écologique et 43 % en état écologique moyen.
Par exemple, les résultats montrent une baisse très nette de la pollution domestique grâce à la modernisation des stations d’épuration ; par ailleurs 1 000 km de cours d’eau côtiers normands sont désormais accessibles aux saumons de l’atlantique grâce à la restauration des cours d’eau.

L’état ne s’améliore pas assez vite

Cependant, d’autres données atténuent ce bilan encourageant : la morphologie des rivières reste très altérée et des produits phytosanitaires sont omniprésents dans la très grande majorité des cours d’eau et eaux souterraines. La progression reste donc trop lente pour permettre l’atteinte du bon état sur tous les cours d’eau du bassin à l’échéance de la Directive Cadre sur l’Eau (2027), compte tenu notamment de l’augmentation des pressions démographiques et économiques, des conséquences du changement climatique, et de l’utilisation toujours soutenue de produits phytosanitaires. Les experts estiment que si nous n’engagions plus de nouvelles actions de protection des eaux, le taux de masses d’eau en bon état chuterait à 18 % en 2027 pour 32 % aujourd’hui.

Jérôme Goellner, directeur régional et interdépartemental de l’environnement et de l’énergie (DRIEE) d’Ile-de-France ajoute : « Par ailleurs, l’état des lieux montre qu’il existe un risque de dégradation de l’équilibre entre les ressources en eau et les besoins, aggravé par le changement climatique attendu. Le futur Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux devra répondre à cet enjeu ».

Ce constat rend d’autant plus nécessaire la mise en oeuvre de la feuille de route des Assises de l’eau, adoptée en juillet dernier. Elles visent à adapter la gestion de l’eau dans un contexte de changement climatique dans une mobilisation volontariste « pour aller plus vite et plus loin ».
Pour cela, le comité de bassin Seine-Normandie construit actuellement le nouveau Schéma directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) du bassin pour la période 2022-2027 qui déterminera les efforts à consentir pour atteindre les objectifs de bon état des eaux. Ces efforts seront traduits dans le programme de mesures qui l’accompagne.