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Risques et nuisances
 

Retrait et gonflement des argiles


La région d’Île-de-France présente de nombreuses couches argileuses (argiles vertes, marne, alluvions, limons, sables argileux…) dont le volume est particulièrement sensible aux variations de teneur en eau du sol.

Lorsque le taux d’humidité augmente, ces argiles gonflent ; elles se rétractent lors des épisodes de sécheresse et de forte évaporation. Ces variations de volume des sols argileux, rarement uniformes, entraînent des mouvements différentiels des terrains d’assise des constructions, créant ainsi des désordres multiples aux habitations (fissurations des sols et des murs, dislocations des cloisons, ruptures des canalisations enterrées…).


Depuis plusieurs années, suite aux épisodes de sécheresse (1989/90, 1996/97), de canicule (2003), alternant avec des années pluvieuses, ces désordres se sont multipliés de façon préoccupante sur l’ensemble du territoire métropolitain concerné par la présence de couches argileuses, et en particulier en Île-de-France. Le fond d’indemnisation des victimes des risques naturels a en particulier été largement sollicité ces trois dernières années.

La prévention du risque lié au retrait-gonflement des sols argileux qui n’interdit pas, en tout état de cause, la constructibilité d’un terrain mais implique des règles de construction à adapter en fonction de la nature du sol rencontré, intéresse trois axes particuliers :

  • l’adoption de règles de construction simples et efficaces pour le bâti neuf (fondations adaptées, rigidité de la structure, désolidarisation des bâtiments accolés…) ;
  • la gestion de l’eau autour du bâti (récupération des eaux pluviales, réseaux de canalisations d’eaux usées et d’eaux pluviales étanches, drainage à l’écart des fondations du bâti…) ;
  • la gestion des arbres autour du bâti (éloignement des plantations, grillage adapté pour éviter la proximité des racines par rapport au bâti, choix préférentiel de certaines essences…).