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Qualité de l’air : le PPA est approuvé

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publié le 13 février 2018 (modifié le 15 février 2018)

Après un processus d’élaboration associant le Conseil régional, les collectivités territoriales, les entreprises, les associations et des représentants des secteurs d’activités émettrices de polluants atmosphériques et une consultation publique mobilisant les Franciliens, le Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA) d’Île-de-France vient d’être approuvé.
Plus de 500 observations avaient été déposées lors de cette enquête attestant la préoccupation des Franciliens pour leur qualité de l’air.

Les citoyens acteurs d’une meilleure qualité de l’air

À l’issue de ce processus participatif, le PPA a été approuvé par arrêté inter-préfectoral du 31 janvier 2018.
« Ce plan ambitieux associé à l’action nationale et à l’action des collectivités va permettre la reconquête de la qualité de l’air au plus tard pour 2025. Mais il ne faut pas oublier que nous sommes tous, à titre individuel, acteur de cette reconquête, car en changeant nos pratiques quotidiennes, nous pouvons tous agir pour un air plus sain » a souligné Michel Cadot, préfet de la région d’Île-de-France, préfet de Paris.

Pollution : ne rien faire, ça coûter cher

Le PPA ainsi approuvé est une boîte à outils de 25 défis, déclinés en 46 actions concrètes qui seront mises en œuvre avant 2020 pour répondre aux enjeux sanitaires de la pollution de l’air. En 2015, en Île-de-France, la pollution atmosphérique a été responsable de plus de 5 000 morts prématurées, plus de 3 millions de journées de travail perdu. L’évaluation économique de l’impact sanitaire de cette pollution en 2015 est évaluée à près de 8 milliards d’euros, soit 1 % du PIB francilien.

Chauffage au bois et trafic routier

Traduisant l’ambition de l’État pour réduire la pollution atmosphérique, le PPA vise tous les secteurs d’activité : l’aérien, l’agriculture, l’industrie, le résidentiel et les transports.
Le chauffage au bois et le trafic routier, principales sources de particules fines et de dioxydes d’azote en Île-de-France, sont particulièrement concernés par le PPA. 800 000 ménages franciliens utilisent un équipement de chauffage au bois peu performant générant près de 29 % des émissions de particules. Le trafic routier représente 61 % des émissions de dioxydes d’azote.

En changeant ses pratiques, chacun peut agir pour reconquérir la qualité de l’air. Le PPA encourage ces changements de comportement en favorisant l’usage des modes de transports actifs ou peu émissifs, en incitant le renouvellement des équipements de chauffage au bois peu performant ou en encourageant les agriculteurs à changer leur pratique d’épandage d’engrais. Il prescrit également des valeurs limites d’émissions plus contraignantes que la réglementation nationale pour les installations industrielles de combustion et de traitement de déchets.

Agir, c’est possible
Agissons en faveur de la qualité de l’air en Île-de-France

Pour comprendre en trois minutes les enjeux de la pollution de l’air en Ile-de-France, , une vidéo vous explique tout et vous explique comment agir.