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Eau et milieux aquatiques
 

Pollutions de l’eau

La ressource en eau, qu’il s’agisse des eaux superficielles (rivières, plans d’eau, zones humides) ou souterraines (nappes phréatiques), subit l’impact des activités humaines, lesquelles génèrent des pollutions mettant à mal sa qualité. Cela a des conséquences sanitaires mais aussi économiques, notamment en matière d’alimentation en eau potable : plus une eau est de bonne qualité, moins il y a de traitements à réaliser pour la rendre "potable", moins le coût supporté par les usagers sera important. Il faut donc tenir compte des pollutions qui affectent la ressource en eau et trouver des solutions pour les éviter.
Pour en savoir plus sur la protection de la ressource et l’eau potable

Un objectif d’état des eaux
La directive-cadre sur l’eau vise à reconquérir la qualité des eaux avec l’objectif d’atteindre en 2015 un bon état général tant pour les eaux souterraines que pour les eaux superficielles, y compris les eaux estuariennes et côtières. Cette date de 2015 peut être reportée à 2021 et à 2027 pour les masses d’eau particulièrement anthropisées.
Pour en savoir plus sur la DCE

 
 

Les différents types de pollutions

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publié le 16 octobre 2018 (modifié le 16 avril 2019)

En matière de pollutions des eaux, on distingue les pollutions dites "ponctuelles" et les pollutions dites "diffuses". Les avancées technologiques en matière d’évaluation de la qualité de l’eau permettent de découvrir de nouveaux polluants et d’élargir le champ des solutions à trouver pour les résoudre.

Les pollutions ponctuelles

Elles sont nommées ainsi car elles correspondent à un point de rejet identifié dans le milieu aquatique, ce qui permet de localiser la pollution et de remonter à sa source afin d’essayer de l’enrayer. A titre d’exemples, peuvent être des pollutions ponctuelles :

  • les rejets issus de stations d’épuration, s’il y a un dysfonctionnement dans le traitement des eaux usées. Ces 20 dernières années, un effort important a été réalisé pour améliorer les process des stations d’épuration, permettant d’améliorer de façon conséquente la qualité des milieux aquatiques. Pour en savoir plus sur l’assainissement
  • les rejets polluants issus de certaines installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) : ces rejets issus de process industriels sont strictement réglementés et contrôlés par les inspections des installations classées. Pour en savoir plus
    Mortalité piscicole suite à un orage en 2005 dans les Yvelines (78)
    Mortalité piscicole suite à un orage en 2005 dans les Yvelines (78)
    © SPE Driee
  • les rejets issus de déversoirs d’orage en cas de pluies importantes : sur un réseau d’assainissement unitaire, qui mélange eaux usées et eaux pluviales, il peut être nécessaire en cas de pluies importantes de déverser ce mélange d’eaux via un tuyau (le déversoir d’orage) directement dans le milieu aquatique sans qu’il y ait d’abord traitement en station d’épuration. Cela permet d’éviter des inondations en ville, le réseau risquant de déborder. Dans ce cas, les eaux usées ne sont pas traitées et sont rejetées avec les eaux pluviales dans le milieu, ce qui provoque une dégradation de la qualité des eaux. Pour résoudre ce problème, l’arrêté du 21 juillet 2015 encadre la gestion des réseaux par temps de pluie, et il est préconisé de réduire le volume d’eaux de pluie arrivant au réseau en les infiltrant dans le sol. Pour en savoir plus sur la gestion des eaux pluviales

Les pollutions diffuses

Elles sont nommées ainsi car leur origine ne peut être localisée en un point précis et correspond à des pratiques collectives et multi-acteurs. Il est donc difficile de trouver l’ouvrage, l’établissement ou la personne responsable de ces pollutions qui s’infiltrent dans le sol et peuvent atteindre les milieux aquatiques longtemps après leur création. La majorité des pollutions diffuses sont liées aux pratiques agricoles, mais la gestion des espaces verts publics et les pratiques de jardinage amateur peuvent y concourir.

  • La question des nitrates : il s’agit de l’apport au milieu aquatique d’une trop grande quantité de substances issues des engrais utilisés en agriculture intensive. Le problème des algues vertes sur les côtes en est une des conséquences. Pour y remédier, la directive nitrates vise à réduire l’apport d’engrais, déclinée via les plans d’actions nitrates aux niveaux national et régional.
  • Le problème des pesticides : utilisés en agriculture, mais aussi pour la gestion des espaces verts publics ou dans les jardins de particuliers, les pesticides correspondent à une multitude de substances visant à protéger telle plante de maladies ou de ravageurs identifiés. Mais ce faisant, le principe actif du pesticide a un impact sur d’autres végétaux ou animaux non ciblés au départ, ce qui met à mal l’équilibre de la chaîne alimentaire. De plus les pesticides se répandent dans l’air, l’eau et les sols, posant un problème de santé publique. Pour diminuer cette source de pollutions, plusieurs dispositifs sont en place :
    • le Plan Ecophyto qui vise à réduire l’usage des pesticides.
    • la mise en place de règles spécifiques sur des zonages ou périmètres spécifiques, par exemple autour des forages utilisés pour l’alimentation en eau potable. Pour en savoir plus
    • l’établissement de plans d’actions autour de captages prioritaires. Pour en savoir plus
Le développement de nouvelles pratiques plus respectueuses de l’environnement constitue la solution pour éviter les pollutions diffuses : agriculture biologique, techniques de jardinage alternatives à l’usage de pesticides : désherbage manuel, utilisation de ravageurs naturels via le biocontrôle (par exemple lâcher de coccinelles pour lutter contre la propagation de pucerons, etc).

Le cas des pollutions accidentelles

Péniche échouée à Croissy-sur-Seine (78)
Péniche échouée à Croissy-sur-Seine (78)
© SPE DRIEE

Les milieux aquatiques peuvent également subir des pollutions dites "accidentelles" :

  • incident qui peut revêtir diverses formes : dysfonctionnement d’un process dans une usine par exemple ;
  • incivisme : rejet d’un pot de peinture ou de solvants par un particulier dans une rivière, par exemple ;
  • suites d’une inondation : lorsque la rivière regagne son lit, elle emporte avec elle de nombreux polluants rencontrées lors du débordement, ce qui cause une dégradation de la qualité de l’eau.
Les deux premiers cas sont passibles de sanctions de la part des services de police de l’Etat. Si vous constatez une pollution dans une rivière ou un plan d’eau, n’hésitez pas à contacter le service de police de l’eau compétent sur le territoire concerné. Contacts en Ile-de-France

Nouvelles pollutions, nouveaux défis techniques

Avec l’avancée des techniques, des substances polluantes non identifiées auparavant sont à présent identifiables et relèvent aussi d’activités humaines : résidus médicamenteux, micropolluants, microplastiques… Ces pollutions représentent les nouveaux défis à relever pour améliorer la qualité de l’eau et des milieux aquatiques.

Une des actions menées correspond à la recherche et la réduction des substances dangereuses dans l’eau pour le milieu aquatique, compte tenu de leur caractère toxique, persistant ou bioaccumulable.

  • Une action nationale a été engagée dans ce sens depuis 2002 sur les rejets aqueux des installations classées pour la protection de l’environnement. Pour en savoir plus
  • Depuis 2011, une action spécifique est en cours concernant les systèmes de traitement des eaux usées en station d’épuration. Pour en savoir plus, consulter le site de l’INERIS : https://rsde.ineris.fr/

A consulter : Page internet du ministère sur les pollutions de l’eau


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