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Pollution à l’ozone en Île-de-France

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publié le 3 août 2018 (modifié le 6 août 2018)

L’Île-de-France connaît un épisode de pollution à l’ozone

En raison de la hausse des températures et du fort ensoleillement, Airparif, association de surveillance de la qualité de l’air en Île-de-France, annonce un épisode de pollution à l’ozone (O3) pour les journées du 6 et 7 août 2018. Une concentration en ozone comprise entre 180 et 210 μg/m3, soit un probable dépassement du seuil d’information et de recommandation fixé à 180 μg/m3 est prévu pendant plus de 2 jours consécutifs.

Polluant « secondaire », l’ozone se forme sous l’action d’un fort ensoleillement et de températures élevées par la combinaison de deux polluants :

  • les composés organiques volatils (émis par des sources naturelles mais également par l’industrie, l’usage de solvants, vernis, colles, certaines motorisations de deux roues, etc.) ;
  • et les oxydes d’azote (principalement émis par le trafic routier).

L’ozone peut provoquer des irritations au niveau des yeux, des toux et des
problèmes pulmonaires, surtout chez les enfants et les personnes asthmatiques.

Des mesures notamment sur la circulation et les véhicules de plus de 3,5 T

Afin de réduire l’émission de polluants dans l’atmosphère, le préfet de Police, après consultation du comité des élus, a décidé de mettre en place la circulation différenciée jusqu’au 7 août 2018 minuit.

20180806 decision 2018237 (format pdf - 733.3 ko - 06/08/2018) Décision de mise en place de la circulation différenciée pour le 7 août.

Le préfet de Police recommande aux Franciliens de respecter les consignes suivantes : Recommandations - pic ozone en IdF - PP - 6 août 2018 (format pdf - 1015.2 ko - 06/08/2018) .

Concernant le trafic routier :

  • Différer, si possible, les déplacements routiers en Île-de-France.
  • Privilégier le covoiturage et les réseaux de transports en commun.
  • Utiliser de préférence les véhicules les moins polluants.
  • Réduire la vitesse des véhicules à moteur sur l’ensemble de la région Île-de-France :
    • à 110 km/h sur les portions d’autoroutes normalement limitées à 130 km/h ;
    • à 90 km/h sur les portions d’autoroutes et de voies rapides normalement limitées à 110 km/h ;
    • à 70 km/h sur les portions d’autoroutes et de voies rapides normalement limitées à 90 km/h, ainsi que sur les routes nationales et départementales.
  • Contourner l’agglomération par la rocade francilienne pour les véhicules de plus de 3,5 tonnes en transit.
  • Utiliser les possibilités mises en place au sein des établissements professionnels pour aménager les déplacements domicile-travail (plan de mobilité, télétravail, adaptation des horaires, etc.).

Mesures complémentaires :

  • Éviter l’utilisation de produits à base de solvants (acétone, vernis, colles, peintures…).
  • Veiller à ne pas aggraver les effets de cette pollution par la pratique d’activités émettrices de substances polluantes.
  • Pour les émetteurs industriels, s’assurer du bon fonctionnement des dispositifs de traitement des rejets COVNM et de NOx à l’atmosphère.

En fonction de l’évolution de la situation dans les prochains jours, des mesures restrictives de réduction des émissions de polluants, telles que la circulation différenciée, pourront être décidées.

Zone à circulation restreinte et circulation différenciée, 3 infographies pour comprendre comment ça marche :

Répartition des 4 millions de vignettes Crit’air vendues en Île-de-France

4 millions de vignettes Crit’air vendues en Île-de-France
Catégorie de vignette%
Cri’air 0 1%
Cri’air 1 18 %
Cri’air 2 45 %
Cri’air 3 26 %
Cri’air 4 8 %
Cri’air 5 2 %

Des mesures sur les installations classées
Les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) les plus émettrices appliqueront les prescriptions particulières prévues dans leurs arrêtés d’autorisation d’exploitation en cas de pic de pollution.

  • Ces prescriptions peuvent porter par exemple sur les points suivants :
    • s’assurer du bon fonctionnement des dispositifs de traitement des rejets COVNM et de NOx à l’atmosphère ;
    • utiliser les systèmes de dépollution renforcés ;
    • réduire les rejets atmosphériques, y compris par la baisse d’activité ;
    • reporter certaines opérations émettrices de COV : travaux de maintenance, dégazage d’une installation, chargement ou déchargement de produits émettant des composants organiques volatils en l’absence de dispositif de récupération des vapeurs, etc. ;
    • reporter certaines opérations émettrices d’oxydes d’azote ;
    • reporter le démarrage d’unités à l’arrêt, les tests ou arrêts techniques quand ces opérations génèrent de fortes émissions ;
    • le renforcement de la surveillance du bon fonctionnement des installations de traitement des émissions ;
    • réduire l’utilisation de groupes électrogènes.

Extrait de la brochure environnement industriel en Île-de-France : émissions industrielles de polluants en 2015 (format pdf - 1.5 Mo - 24/07/2018)

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