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Energie climat air

Energies renouvelables et de récupération

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publié le 27 juillet 2018 (modifié le 11 septembre 2018)
Les énergies renouvelables représentent moins de 5% de l’énergie finale consommée sur le territoire francilien. Les principales sources renouvelables en Ile-de-France sont actuellement par ordre d’importance les déchets (essentiellement les ordures ménagères qui sont incinérées dans des unités avec récupération de la chaleur produite soit directement dans des réseaux de chaleur soit sous forme électrique), la biomasse (majoritairement pour le chauffage domestique dans des foyers ouverts) et la géothermie profonde alimentant 29 réseaux de chaleur.

L’Île-de-France compte plus de 80 chaufferies biomasse, en fonctionnement, en construction ou en projet.
Près de 50 installations de géothermie soumises à autorisation sont exploitées en Ile-de-France.
Seulement 2 parcs éoliens sont en exploitation, l’un en Essonne et le second en Seine-et-Marne totalisant 11 éoliennes et une puissance de 23 MW installée.

  La géothermie

Le principe de la géothermie est d’extraire la chaleur provenant du sous-sol, soit des sols soit des nappes souterraines, au moyen de forages et d’échangeurs de chaleur. Le sol est en effet plus chaud au fur et à mesure de profondeurs plus importantes. Les nappes souterraines sont également plus chaudes en profondeur qu’en surface.

Dans le cas de la géothermie sur nappe souterraine, l’eau est prélevée au moyen d’un forage de production, traverse un échangeur où les calories sont récupérées, puis est généralement en Ile-de-France, réinjectée dans la même nappe via un puits d’injection.

Il existe différentes formes de géothermie (profonde, superficielle, de minime importance, sur nappe ou par des sondes au sol…) de sorte qu’il existe un type de géothermie par besoin :

-* La géothermie profonde

En Ile-de-France, elle correspond à l’exploitation des nappes souterraines situées à plus de 200 mètres du sol. La principale nappe exploitée est celle du Dogger, située à plus de 1 000 mètres de profondeur. Cette nappe a une température de l’ordre de 30 à 40°C. Dans une moindre mesure, la nappe de l’Albien et du Néocomien, située entre 600 et 800 mètres de profondeur est également exploitée par quelques installations.

Ce type de géothermie est plutôt adaptée pour alimenter des réseaux de chaleur raccordant un quartier avec plusieurs immeubles.

En Ile-de-France, près de 50 installations sont ainsi exploitées alimentant plus de 200 000 équivalents logements. Il s’agit de la première région européenne en termes de nombres d’installations. Les installations sont très concentrées dans le Val-de-Marne où la nappe du Dogger est la plus accessible et la plus productive mais on retrouve ce type d’installations sur l’ensemble de la région.

-* La géothermie superficielle et de minime importance

La géothermie superficielle et de minime importance récupère la chaleur à de faibles profondeurs, inférieures à 200 mètres. A ces profondeurs, la température de prélèvement est inférieure à 25°C. Cette géothermie utilise soit des forages pour prélever les nappes souterraines, soit des sondes pour extraire les calories directement du sous-sol. Cette géothermie est plutôt adaptée pour des réseaux de chaleur de petite taille (groupement d’immeubles) ou d’un immeuble.

Les objectifs franciliens de développement de la géothermie

Le Schéma régional Climat Air Energie Francilien vise à :

  • multiplier par 1,4 le nombre des raccordements aux réseaux de chaleur d’ici à 2020 ;
  • multiplier par 2 la production de chaleur par la géothermie. Il est à noter que cela concerne toutes les formes de la géothermie (géothermie de minime importance, profonde…).
  • A l’horizon de 2050, son objectif est de multiplier par 4 cette production géothermale de chaleur.

Les différents sites de géothermie soumis à autorisation en Ile-de-France

Pour connaître les sites de géothermie soumis à autorisation exploités sur la région, nous vous invitons à cliquer sur l’image et choisir dans la légende de la cartographie la rubrique "sites industriels- Production", la sous-rubrique "site production énergie" et à cocher "géothermie".

Dans chaque sous-rubrique "géothermie profonde" et "géothermie superficielle", vous pourrez voir l’évaluation du potentiel géothermique d’un secteur tel qu’elle a été réalisée lors de l’élaboration du Schéma Régionale Climat Air Energie en 2012.

  (nouvelle fenetre)

La réglementation applicable

Les installations géothermales relèvent du code minier. Les projets ne répondant pas aux critères du régime de minime importance (profondeur des forages inférieure à 200 m, puissance calorifique prélevée inférieure à 500 kW, débit de prélèvement supérieur à 80 m3/h, réinjection des eaux prélevées dans la même nappe, zone d’implantation non sensible) sont soumis à autorisation.

Les projets installations relevant du régime de la minime importance sont soumis à déclaration avec ou sans avis d’un géologue agréé selon les enjeux du secteur d’implantation. Les déclarations de ces projets se font en ligne via le site www.geothermie-perspectives.fr.

Dans ces conditions ces forages ne relèvent pas de la loi sur l’eau et ne requièrent pas un dossier tel que prévu par le code de l’environnement.

Vous trouverez également sur ce site un ensemble d’informations utiles sur la géothermie.

Pour aller plus loin
 
-* TR6 - Jean-Yves AUSSEUR - ANTEA - Bouchage d’un forage (format pdf - 1.2 Mo - 10/10/2013)

  La biomasse


Avec une surface de forêts estimée à environ 270 000 hectares, l’Île-de-France est la 19ème région forestière de France métropolitaine. Avec une récolte commercialisée très nettement inférieure à la production biologique (inférieure à 20% : environ 300 000 m³ commercialisés pour une production estimée à 1,65 M m³) et une industrie de 1ère transformation quasiment inexistante, la région présente le paradoxe d’une grande région forestière au potentiel sous-exploité. L’augmentation de l’exploitation de cette forêt pour du bois-énergie est un des enjeux du Schéma régional Biomasse de la région. Cette exploitation permettrait de réduire les émissions de gaz à effet de serre de la région.

L’Île-de-France compte plus de 80 chaufferies biomasse, en fonctionnement, en construction ou en projet.Ces installations, d’une puissance totale cumulée de plus de 300 MW.

L’ARENE, IAU Île-de-France, l’ADEME et Francîlbois ont mis à disposition du public une cartographie des installations de combustion au bois en Ile-de-France :

  (nouvelle fenetre)

Les objectifs régionaux en matière de production d’énergie à partir de biomasse sont de porter la part de cette source d’énergie à

  • 14 % du mix énergétique des réseaux de chaleur en 2020,
  • 30 % du mix énergétique des réseaux de chaleur en 2050.

Les enjeux de qualité de l’air

La région étant régulièrement exposée à des dépassements de valeurs limites de qualité de l’air, le développement de cette filière bois-énergie est à privilégier dans des installations performantes et contrôlées, dans le respect du Plan de Protection de l’Atmosphère d’Ile-de-France. Ces installations relèvent en outre, selon leur puissance, à la législation des installations classées. Elles doivent répondre à des valeurs limites d’émissions et font l’objet de contrôles réguliers.

Pour les particuliers, l’utilisation du bois comme mode de chauffage est réglementé et nécessite de suivre des bonnes pratiques pour limiter les émissions de particules.

  Le biogaz et la méthanisation


La méthanisation est une technologie basée sur la dégradation par des micro-organismes de la matière organique (biomasse, déchets verts ou non, boues de stations d’épuration…), en conditions contrôlées et en l’absence d’oxygène ( milieu anaérobie), contrairement au compostage qui est une réaction aérobie. Cette dégradation conduit à la production

  • d’un produit humide (le digestat) riche en matière organique et souvent utilisé comme engrais,
  • de biogaz contenant entre 50 et 70% de méthane, de 20 à 50% de gaz carbonique (CO2) et des traces d’autres gaz (ammoniac,…). Ce biogaz peut être utilisé comme combustible pour la production de chaleur, d’électricité ou de carburant.

Quatre secteurs sont favorables au développement de cette technique : l’agriculture, l’industrie, le traitement des déchets et les stations d’épuration d’eau.

17 installations de méthanisation sont recensées en Ile-de-France.

Tout producteur de biométhane souhaitant injecter sa production dans les réseaux de transport et de distribution de gaz naturel est éligible à une obligation d’achat en guichet ouvert sous réserve de la préservation du bon fonctionnement des réseaux. Dans ce système, le biométhane injecté est acheté par un fournisseur de gaz naturel à un tarif d’achat fixé à l’avance et permettant de couvrir les coûts d’investissement et d’exploitation de l’installation de production de biométhane tout en assurant une rentabilité normale du projet. L’obligation d’achat est contractée pour une durée de 15 ans.

Pour bénéficier du tarif d’achat, le producteur, conformément aux dispositions de l’article D. 446-3 du code de l’énergie, doit adresser sa demande par lettre recommandée avec accusé de réception au préfet du département dans lequel est situé le site de production. À cet effet, un formulaire ad hoc est mis à disposition.

  Le solaire

En Ile-de-France, la puissance raccordée des installations photovoltaïque est de l’ordre de 90 MW. Plus de 14 200 installations sont recensées dans la région. L’énergie produite à partir de cette puissance raccordée est d’environ à 75 GWh. Il s’agit de l’une des plus faibles productions régionales en France.

Les 3 principales installations de production sont :

  • 11 800 m² de panneaux installés sur la toiture du réservoir d’eau potable de L’Haÿ-les-Roses (94) ;
  • 190 kWc1 de panneaux au sol à l’aéroport Roissy-CDG (93) (développement sur les aéroports limité à cause des risques d’éblouissement) ;
  • 4,5 MW de panneaux au sol sur un ancien terrain militaire de 12 ha à Sourdun (77)
  • en construction : centrale photovoltaïque au sol à Meaux (77), 10 ha de panneaux sur une ancienne carrière de 26 ha.

La surface des toitures et les progrès technologiques des panneaux photovoltaïque doivent permettre d’accroître la production d’énergie solaire sur la région.

  L’éolien

Trois parcs éoliens ont été mis en service au cours de l’année 2017 en Ile-de-France : un parc de 6 éoliennes pour 12 MW à Arville en Seine-et-Marne et deux parcs de trois éoliennes pour 7,5 MW chacun, soit 15 MW à Boissy-la-Rivière dans le département de l’Essonne. Ces mises en service représentent donc une puissance nouvelle de 27 MW, ce qui a permis de doubler la puissance électrique éolienne de la région portant le total à 50MW. Cette puissance installée reste très faible comparée aux objectifs de l’ancien schéma régional éolien (200 à 540 MW) et à la puissance installée des régions limitrophes (environ 3 000 MW pour la Région Grand Est et pour les Hauts de France et environ 1 000 MW pour la région Centre Val de Loire).

Ces 3 nouveaux parcs s’ajoutent aux 2 parcs éoliens existants qui totalisaient 11 éoliennes :

  • Pussay (91) Le parc éolien de Pussay a été le premier parc à être mis en exploitation en Île-de-France, le 23 juillet 2011. Il est constitué de trois éoliennes totalisant une puissance globale de 6,9 MW. Cette puissance installée représente 1,3 % du potentiel régional défini dans le Schéma Régional du Climat, de l’Air et de l’Énergie (SRCAE) adopté le 14 décembre 2012. La hauteur en bout de pale de chaque éolienne est de 119 mètres. Ce parc a été » instruit sous l’ancienne procédure « permis de construire ». Il a bénéficié d’une autorisation en date du 31 mars 2008.
  • Mondreville-Gironville (77) Le parc éolien de Mondreville/Gironville a été mis en exploitation le 08 octobre 2015. Il est situé dans la partie Sud du département de la Parc éolien de Mondreville Seine-et-Marne, à la limite du département du Loiret (45). Il est constitué, d’une part, de huit éoliennes totalisant une puissance installée de 16 MW et, d’autre part, de deux postes de livraison.La hauteur de chaque éolienne en bout de pale est de 125 mètres.

Etude de l’éolien en Ile-de-France

Une étude relative au potentiel éolien de la région a été menée en 2011 lors des travaux d’élaboration du SRCAE a permis d’identifier les sensibilités paysagères régionales vis-à-vis de l’éolien :

Pages 1 à 16 (format pdf - 6.3 Mo - 30/08/2016) Pages 17 à 36 (format pdf - 21.6 Mo - 30/08/2016)

Pages_37 à 42 (format pdf - 8.2 Mo - 30/08/2016) Pages_43 à 50 (format pdf - 16.7 Mo - 30/08/2016)

Pages_51 à_60 (format pdf - 21.4 Mo - 30/08/2016) Pages_61_à_70 (format pdf - 17.3 Mo - 30/08/2016)

Pages 71 à 91 (format pdf - 19 Mo - 30/08/2016)

  Le schéma de raccordement des énergies renouvelables (S3RENR)

Le concessionnaire du réseau de transport de l’électricité (RTE) a notamment pour mission d’accueillir les nouveaux moyens de production en assurant dans les meilleurs délais leur raccordement ainsi que le développement du réseau amont qui serait nécessaire. En effet, le réseau n’a pas forcément une capacité suffisante et en cas de contraintes, des effacements de production temporaires peuvent s’avérer nécessaires.

Le concessionnaire a l’obligation à cet effet d’élaborer un schéma régional de raccordement au réseau des énergies renouvelables comportant :

  • un état initial des ouvrages des réseaux publics (incluant les travaux de réhabilitation, renouvellement, renforcement ou création d’ouvrages décidés ou identifiés) ;
  • les travaux de création (détaillés par ouvrages) nécessaires à l’atteinte des objectifs du SRCAE ;
  • la capacité d’accueil globale du S3REnR, ainsi que la capacité réservée pour chaque poste ;
  • le coût prévisionnel des ouvrages à créer (détaillé par ouvrage) ;
  • le calendrier prévisionnel des études à réaliser et procédures à suivre pour la réalisation des travaux ;
  • le calendrier prévisionnel de la mise en service des créations et renforcements d’ouvrages indiqués dans l’état initial ;
  • les cartes permettant de localiser les ouvrages (existants, à créer et à renforcer).

RTE, en lien avec ENEDIS, a établi le S3ENR francilien le 24/02/2015. A la date d’approbation, la production d’énergie renouvelable en service était de 161 MW ; la production en file d’attente de 94 MW (hors UIOM et cogénération). Le projet de S3REnR de la région Ile-de-France propose la réservation de capacité d’accueil d’un total de 693 MW. Il permet de répondre aux objectifs régionaux de développement des EnR précisés dans le SRCAE pour l’horizon 2020 et intègre le surplus de capacité dégagé par la création d’ouvrages au titre du S3REnR.

  Certificat ouvrant droit à d’obligation d’achat (CODOA)

L’obligation d’achat par EDF de l’électricité produite par des énergies renouvelables ou des technologies performantes telles que la cogénération, sur la base d’un tarif incitatif, constitue l’une des mesures phares mises en place par les pouvoirs publics pour assurer le développement massif de ces énergies.

Dès lors que les conditions réglementaires requises sont respectées, la DRIEE-IF délivre aux producteurs d’électricité, par délégation du préfet, un certificat qui leur permet de conclure avec EDF un contrat d’achat de l’électricité produite.

La réglementation applicable sur ces certificats d’obligation d’achat (CODOA) est disponible sur le site du ministère en charge de l’Energie : réglementation CODOA.

Les installations photovoltaïques d’une puissance inférieure ou égale 250 kWc sont dispensées de l’obtention du certificat d’obligation d’achat.

Cas de la production d’électricité par cogénération

  • Plaquette publiée en août 2006 : Guide CODOA cogénération (format pdf - 597.4 ko - 30/09/2010)
  • Le guide d’accompagnement à la réalisation d’un dossier de demande de certificat ouvrant droit à l’obligation d’achat : Guide CODOA cogénération (format pdf - 80.4 ko - 31/07/2015)

  Les dispositifs d’aides pour développer les énergies renouvelables

Des aides notamment de l’ADEME permettent de soutenir financièrement les énergies renouvelables et de récupération. En particulier, le fonds chaleur est un fonds permettant de soutenir de nombreux projets.

L’ADEME lance également des appels à projets pour soutenir certaines filières.

  Les réseaux de chaleur


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