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Des risques sur l’ancienne carrière de l’Ouest à Gagny

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publié le 3 juin 2019

La secrétaire d’Etat, Emmanuelle Wargon, s’est rendue sur le site d’une ancienne carrière de gypse à Gagny en Seine-Saint-Denis, exploitée jusque dans les années 50 et aujourd’hui abandonnée. Ce site présente des risques d’effondrement qui s’accroissent avec le temps et qui menacent une vingtaine de maisons, construites en limite du site.

Un projet d’aménagement urbain est envisagé sur le site. Porté par des sociétés privées (Brownfields, Promogerim et Vinci), il offre une solution opérationnelle pour financer la sécurisation du site (de l’ordre de 20 M€) et répondre aux besoins de logements du territoire. Un collège, une crèche, une résidence seniors et un parc paysager sont également prévus.

Mais le projet fait l’objet de fortes oppositions locales, en raison des impacts prévus, en phase chantier puis lors de l’arrivée de nouveaux habitants (trafic, bruit, …).

Un site à sécuriser

La ministre a d’abord réuni à la sous-préfecture du Raincy les élus (députés, maires des communes concernées), le préfet, le sous-préfet, les services de l’État (DRIEE) et le pétitionnaire. Elle a ensuite effectué une visite du site et rencontré les associations de riverains.

A l’issue de la visite, la ministre a confirmé la nécessité de sécuriser le site et d’agir sur ce dossier. Mais elle a également indiqué que le projet immobilier n’était pas acceptable en l’état et devait donc être revu pour intégrer les exigences environnementales et être un projet exemplaire au sens écologique du terme.

La concertation publique, menée sous l’égide d’un garant de la Commission nationale du débat public, s’est terminée le 29 mai 2019.

Le pétitionnaire s’est engagé à associer les riverains et les élus à la réflexion dans les prochaines semaines et à revoir significativement son projet pour le mois de septembre 2019.

Le dossier mobilise plusieurs services de la DRIEE :
  • les services en charge des risques naturels ( PIRIN et SPRN),
  • l’unité départementale de Seine-Saint-Denis (pour la représentation auprès du préfet, la coordination des procédures et la cessation installations classées pour la protection de l’environnement ;
  • le service la police de l’eau, pour le dossier de déclaration loi sur l’eau,
  • le service en charge de la nature, pour la dérogation espèces protégées,
  • le service en charge de l’évaluation environnementale pour le suivi de l’étude d’impact ( voir l’avis de l’autorité envionnementale sur ce projet) , etc.

Il intéresse également les services de la DRIAAF (défrichement) et de la DRIEA (projet d’aménagement, modification des documents d’urbanisme).