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Energie climat air

Agir ensemble pour la qualité de l’air

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publié le 26 janvier 2018 (modifié le 16 juillet 2018)

  Qu’est-ce que la pollution atmosphérique en Ile-de-France

film air final leger 1

film air final leger 1 (format mp4 - 17.2 Mo - 16/07/2018)

La pollution atmosphérique rencontrée en Ile-de-France est essentiellement caractérisée par des concentrations importantes :

  • de dioxydes d’azote (NO2)
  • de particules fines. Parmi les particules, sont distinguées les particules de diamètre inférieur à 10 micromètre (PM10) et les particules très fines, de diamètre inférieur à 2,5 µm (PM2,5) qui peuvent plus facilement pénétrer dans le système respiratoire.
  • d’ozone (O3). Le mécanisme de formation de ce polluant est cependant complexe et dépend de la présence d’autres polluants et des conditions climatiques.

Ces polluants font l’objet d’une surveillance par Airparif via un réseau de stations de mesure réparties sur la région.

Tous les secteurs d’activités sont des sources de dioxydes d’azote et de particules.
Le trafic routier constitue la principale source de dioxydes d’azote (61 % des émissions de 2014). Le secteur résidentiel-tertiaire, en particulier avec le chauffage au bois, est quant à lui, la principale source des émissions de particules fines (34% des particules PM10).

  Les impacts sanitaires de la pollution atmosphérique

La pollution atmosphérique peut avoir des effets à court terme et à long terme.

Les effets à court terme sont principalement ressentis lors des pics de pollution, correspondant à une concentration élevée de polluant pendant une période relativement courte. Les personnes vulnérables (personnes ayant des troubles respiratoires, personnes âgées…) sont les plus exposées au risque sanitaire induit. Il peut s’agir d’effets bénins (toux, essoufflement, irritation nasale, des yeux et de la gorge…) ou plus graves générant des complications respiratoires ou des troubles cardiovasculaires.

Ces épisodes de pollution sont limités. Une procédure d’alerte (format pdf - 1.8 Mo - 26/01/2018) peut alors être déclenchée en fonction des concentrations atteintes et des mesures d’urgence mises en place (circulation différenciée, limitation des émissions des industriels…).

Cependant, la majeure partie des impacts de la pollution atmosphérique sur la santé résultent d’une longue exposition quotidienne à des concentrations de polluants. Cette exposition contribue au développement de pathologies chroniques telles que des maladies cardiovasculaires, respiratoires ou encore neurologiques. Elle aggrave les symptômes de maladies chroniques.

ZOOM sur l’infographie effets sanitaires (format pdf - 434 ko - 29/01/2018)

La pollution atmosphérique a des conséquences sanitaires et économiques considérables pour la société. En 2015, en Ile-de-France, la pollution atmosphérique a été responsable de plus de 5000 morts prématurées, plus de 3 millions de journées de travail perdu. L’évaluation économique de l’impact sanitaire de cette pollution en 2015 est évalué à près de 8 milliards d’euros, soit 1 % du PIB francilien.

  Les valeurs limites de qualité de l’air

Face à l’enjeu sanitaire, les pouvoirs publics (commission européenne), sur la base des travaux de l’Organisation Mondiale de la Santé, ont fixé des valeurs limites de qualité de l’air à ne pas dépasser ainsi que des seuils d’alerte et de recommandation. Selon les polluants, il existe des valeurs limites annuels ou journalières.

L’Ile-de-France connaît régulièrement des dépassements de ces valeurs limites. En 2015, 25 stations de mesure d’Airparif ont connu des dépassements de la valeur limite annuelle en NO2 et 1 station la valeur limite annuelle en PM10.

2 800 000 franciliens sont exposés à des dépassements de valeur limite annuelle en NO2.
1 100 000 franciliens sont exposés à des dépassements de valeur limite annuelle en PM10.

  Les outils de la politique de reconquête de la pollution atmosphérique

Lutte contre la pollution chronique

  (nouvelle fenetre)Le Plan de Protection de l’Atmosphère d’Ile-de-France (PPA) définit pour l’ensemble de la région les objectifs et les actions de l’Etat permettant de ramener les concentrations d’oxydes d’azotes et de particules en dessous des valeurs limites de qualité de l’air. Ce document obligatoire dans les zones où des dépassements de valeurs limites de qualité de l’air sont observés est régi par le code de l’environnement (articles L. 222-4 à L. 222-7 et R. 222-13 à R. 222-36).

Élabore dans une démarche participative de plus d’un an associant État, Collectivités, représentant de secteurs d’activité et associations, il comporte 25 défis déclinés en 46 actions couvrant l’ensemble des secteurs d’activité : l’aérien, l’agriculture, l’industrie, le résidentiel/tertiaire et les transports. Il ambitionne de ramener notre région sous les seuils européens à l’horizon 2025, et de diviser par 3 le nombre de Franciliens exposés à la pollution atmosphérique dès 2020.

Le PPA a été approuvé par l’ensemble des Préfets de la région par arrêté inter-préfectoral du 31 janvier 2018 (format pdf - 420.1 ko - 06/02/2018) . Outre son approbation, l’arrêté prescrit des dispositions pour limiter les émissions atmosphériques. Ce PPA révise la précédente version ( PPA 2013-2016 (format pdf - 12.3 Mo - 06/02/2018) ) approuvée le 25 mars 2013.

L’action des collectivités : la feuille de route pour la qualité de l’air

  (nouvelle fenetre)

Le 29 mars 2018, les collectivités franciliennes se sont engagées à coordonner leurs actions en faveur de la qualité de l’air pour amplifier leurs impacts. Elles ont ainsi établi la feuille de route pour la qualité de l’air francilienne (format pdf - 2.1 Mo - 13/07/2018) .

Co-pilotée par l’Etat et le Conseil Régional d’Ile-de-France, cette feuille de route regroupe les actions des départements, des EPCI, des EPT, de la Métropole du Grand Paris et de la ville de Paris pour réduire les émissions de polluants atmosphériques. Ces actions sont classées dans 11 défis.

Cette feuille de route se veut évolutive. Les collectivités se réunirons régulièrement pour en dresser un état d’avancement et compléter les actions si nécessaire, dans une démarche coordonnée.

Cette feuille de route répond au défi « collectivité » du PPA francilien.

Les 11 défis de la feuille de route sont les suivants :

Défi 1 : Optimisons les circulations
Défi 2 : Concrétisons la transition écologique des véhicules
Défi 3 : Covoiturons !
Défi 4 : Renforçons l’attractivité des transports en commun
Défi 5 : Optimisons la logistique en faveur de la qualité de l’air
Défi 6 : Protégeons les riverains en limitant l’exposition aux polluants
Défi 7 : Avec le vélo, changeons de braquet
Défi 8 : Marchons, respirons !
Défi 9 : Pour un air sain, chauffons malin
Défi 10 : Privilégions les chantiers propres
Défi 11 : Rationalisons nos déplacements professionnels

Les Plans Climats Air Energie Territoriaux que doivent réaliser les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre (EPCI) de plus de 20 000 habitants comportent un volet air définissant les actions de lutte contre la pollution atmosphérique. Ces PCAET complètent ainsi le dispositif régional.

  L’action en cas de pics de pollution

En cas de pics de pollution (seuil d’alerte dépassé, seuil d’urgence dépassé), des dispositions sont prises pour diminuer les concentrations de polluants rapidement et limiter l’exposition des personnes.

En Ile-de-France, une telle procédure d’alerte a été instituée dès 1994. La procédure actuelle a été arrêtée par arrete interprefectoral du 19 décembre 2016 (format pdf - 1.8 Mo - 29/01/2018) .
Pour certaines installations classées les plus émettrices de polluants, un arrêté préfectoral fixe des mesures à mettre en œuvre dès le déclenchement du seuil des mesures d’urgence.

Cet arrêté préfectoral prévoit notamment la mise en place de la circulation différenciée et/ou la circulation alternée comme mesure d’urgence. Cette mesure est déclenchée par le Préfet de Police. La circulation différenciée consiste à interdire la circulation des véhicules les plus polluants en fonction de leur classe. Les vignettes Crit’air permettent de reconnaître les classes des véhicules. La circulation différenciée ne s’applique qu’à l’intérieur du périmètre de l’A86 à l’exclusion de l’A86.

La circulation alternée peut être mise en œuvre à Paris et dans 22 communes des départements des Hauts-de-Seine (92), de Seine-Saint-Denis (93) et du Val-de-Marne (94).

Elle consiste à interdire alternativement la circulation des véhicules immatriculés avec un numéro pair ou un numéro impair.

  Nous pouvons tous agir pour la qualité de l’air

  (nouvelle fenetre)La reconquête de la qualité de l’air est un défi à relever par chacun d’entre nous. Nous pouvons tous agir en :

  • Adaptant nos modes de déplacement en privilégiant les modes les moins polluants (marche à pied, vélo, transports en commun, véhicules à faible émission),
  • respectant les règles des zones à circulation restreinte après s’être équipé d’une vignette Crit’air,
  • en se chauffant avec un équipement performant et bien entretenu lorsqu’on utilise le chauffage au bois,
  • en consommant mieux.



  Le chauffage au bois


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Faire une flambée dans sa cheminée, c’est sympa … mais pas anodin pour l’air. En effet, le feu de cheminée émet d’importantes quantités de particules fines dans l’atmosphère. Pour limiter cette pollution, il faut si possible se doter d’un appareil performant qui consomme peu de bois et pollue moins, mais aussi brûler du bois sec et entretenir correctement son appareil. Des gestes simples expliqués dans le dépliant édité par les services de l’Etat et l’ADEME ! Des aides existent pour renouveler son équipement ancien et peu performant.

Attention ! L’ arrêté inter-préfectoral du 31 janvier 2018 (format pdf - 420.1 ko - 06/02/2018) approuvant la révision du PPA francilien fixe des conditions d’utilisation du chauffage au bois selon les secteurs géographiques et interdit certaines utilisation.

Retrouvez beaucoup d’autres informations sur le site dédié à la qualité de l’air : maqualitedelair-idf.fr

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  •  (format png - 113.9 ko - 26/01/2018)